14.12.2006
Celui qui était débordé.
11:30 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journal intime, New York, Boston, Buffalo
02.12.2006
Celui qui consentait.
13:31 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vidéo
30.11.2006
Celui qui n'en croyait pas ses yeux.
Email de JL ce matin. "Il faut que je te parle. On s'appelle ce soir ?" Je réponds en lui demandant ce qui se passe. "Je crois que je préfèrerais qu'on reste amis. Ne m'en veux pas. Je ne vais pas très bien en ce moment. Je suis incapable de m'investir dans une relation." (En résumé).
Il faut savoir qu'hier soir j'avais pris ma décision. Quitter JL et retourner avec BC. Je me disais qu'il allait falloir que je prenne mon courage à deux mains et que j'annonce à JL... eh bien ce qu'elle vient de m'annoncer en fait.
J'ai donc répondu que je comprenais et qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète, que moi-même je ne voyais pas très bien où nous allions elle et moi. Et que donc j'étais ravi de rester son ami.
Parfois les choses se goupillent bien dans la vie dirait-on. C'est pas tous les jours, alors je savoure. Résultat, j'ai appellé BC, et tout le monde est content. Très content même.
Et puis, du coup mon séjour d'une semaine à New York se transforme en deux semaines avec Noël à Buffalo, NY (en gros aux chutes du Niagara) avec sa famille. Vivement les vacances.
Comme le disait Desproges : Etonnant non ?
12:55 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : New York, Journal Intime, Desproges
29.11.2006
Celui qui ne savait plus quoi faire.
La vie est fantastique. Il a suffit que je dise à BC, quatre mois après notre rupture, que j'avais rencontré quelqu'un pour que soudain, dimanche dernier, elle me dise tout de go et toute contrite qu'elle avait totalement déconné avec moi et qu'elle me voulait à nouveau dans sa vie. Oui, vous avez bien lu !
Résumons nous. Six mois avec BC suivi de trois mois et demi de célibat suivi de trois semaines avec JL. Bam : "Au fait BC, je sors avec JL." Et vlan. "I want you back, do you think it's possible ?"
Alors ? Que faire ? Parce que franchement, JL, elle est très chouette. Mais je n'en suis pas vraiment amoureux. En même temps, BC et moi, c'est vraiment compliqué. Sauf que je l'aime. Depuis le jour où je l'ai rencontré.
A l'aide.
18:02 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Journal Intime
24.11.2006
Celui qui faisait des jalouses.
Hier soir, j'ai fêté mon premier Thanksgiving avec BC qui est américaine et un couple d'amis eux aussi américains. C'était amusant pour un français de participer à une fête si typiquement américaine et totalement inexportable (pas comme Halloween).
J'ai quitté la soirée avec BC et nous nous avons pris le métro ensemble. BC est mon ex. Nous avons passé six mois ensemble entre février et août de cette année. BC est merveilleuse. Je l'adore, elle m'adore, mais entre nous, ce n'était vraiment pas possible. Trop de traits de caractères en commun et une capacité à l'empathie pour les souffrances dépressives de l'autre tellement grande qu'on se faisait du mal rien qu'à se regarder. Alors nous avons rompu. Mais nous sommes restés d'excellents amis. Les meilleurs amis peut-être que l'on puisse imaginer.
Autant vous dire que je ne me sentais pas pressé de lui confesser le début de ma relation avec JL. De son côté JL à qui je ne cache rien de mes relations avec BC s'impatientait que je le fasse. Un peu jalouse que je vois BC aussi souvent (même si nous nous voyons en fait beaucoup moins, c'est à dire que nous sommes passés de une fois par jour à deux fois par semaine) et un peu inquiète quant à mes intentions vis à vis d'elle.
Si je n'étais pas parfaitement honnête avec JL j'aurais pu lui cacher ma liaison passée avec BC, et elle n'aurait jamais soupçonné son existence. Mais voyez vous, je ne suis pas un menteur. Et surtout je ne vois pas bien comment construire une relation durable avec des fondations qui ne sont pas solides.
Je me suis donc exécuté hier soir et j'ai annoncé à BC que j'avais rencontré quelqu'un. Et là, crise de larme et de jalousie. Croyez moi, je ne m'en flatte pas une seconde. Ce matin encore j'ai reçu un mail où BC (qui m'avait demandé de l'appeler pour la réveiller et la forcer à aller au travail, les joies d'avoir un emploi du temps totalement paramétrable) m'a dit qu'elle ne préférait pas m'appeler de peur de se remettre à pleurer. En gros elle me voudrait pour elle seule. Mais nous savons elle et moi qu'une relation entre nous est impossible. On pourrait être de merveilleux collocataires. Mais pas un couple.
Parralèlement JL a eu une expérience assez similaire avec son ex hier qui refuse de la revoir parce qu'il n'encaisse pas le fait qu'elle ait quelqu'un dans sa vie. Et elle déprime même si je pense qu'elle est au moins contente que j'ai parlé à BC.
Jalousie, quand tu nous tiens.
11:00 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Jaloux, jalouse, jalousie, Journal intime
23.11.2006
Celle qui tombait dans le pommes.
Après un film au cinéma, un verre au café de Flore (l'un de mes lieux préférés de Paris) et un restaurant italien rue Montorgueil, JL et moi nous dirigions sagement vers le métro. Tout au long de l'après midi, je m'étais dit que cette jeune fille était tout à fait charmante et j'avais eu très envie de l'embrasser.
Nous arrivons donc sur les longs escalators qui descendent jusqu'à la place carrée. Je suis une marche plus bas qu'elle. Ma bouche presque à hauteur de la sienne. "Tourne toi" me dit elle alors que je lui fais face. Je n'en fais rien et je l'embrasse. Une fois. Deux fois. Avant d'arriver à destination.
Nous nous dirigeons alors vers la ligne 14 où je compte la laisser et lui proposer un rendez vous. Nous attendons sur le quai, nous discutons un peu. Nous nous embrassons à nouveau. au bout d'une minute elle met la main à son oreille et me dit qu'elle ne se sent pas très bien. Je l'invite à aller s'asseoir. A peine est-elle appuyée contre les siège qu'elle s'éffondre. J'ai juste le temps de la rattraper au vol et de l'allonger par terre sans bobo.
Quelques secondes plus tard, elle rouvre les yeux, sonnée, se demandant où elle est, puis ce qui s'est passé. Des passants s'arrêtent et proposent leur aide avant l'arrivée des pompiers. JL serait-elle allergique à... moi ? Un baiser et hop un évanouissement ?
Après une demie heure, alors qu'elle se relève, je décide de la ramener chez elle et de m'assurer qu'elle ne refera pas de malaise. Il est 23h30 et jamais je n'aurais le temps de rentrer chez moi par la suite. Je passerai donc la nuit chez elle... sur le canapé.
15:55 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journal, Intime, Evanouissement, Flore, Baiser
22.11.2006
Celui dont la vie changeait.
Alors voilà. Après quelques jours (semaines) sans donner de nouvelles ici, je reviens. Et d'abord, je ne suis plus célibataire. Il me semble bien en tout cas. Après un peu plus de deux semaines d'une relation suivie, j'imagine que je peux dire que je ne le suis plus.
J'ai donc rencontré JL. Jeune brune bouclée aux yeux verts. Dont les longues jambes et le corps gracile font passer le petit mètre 65 pour un mètre 75.
J'ai donc mis le mot célibataire entre parenthèse. On verra bien. Et je vous raconterai ma rencontre bientôt... ou plutôt notre premier baiser qui a été assez épique...
11:15 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Célibataire, Brune
06.11.2006
Celui qui écoutait Since I Left You.
Titre : Since I Left You
Artiste : The Avalanches
Label : XL-Recordings / Modular
Année : 2001
La pochette représente, au creux de la nuit, une dizaine d'embarcations à rame, fuyant un naufrage dont on ne voit rien. Pour ça, il faut ouvrir la pochette et découvrir l'illustration imprimée sur le disque... Le titre ? Since I Left You, depuis que je t'ai quitté, ou plutôt (peut-être) depuis que j'ai abandonné le navire... Et nous voilà parti, dans un voyage sans retour aux frontières psychiatriques de la folie.
Génial bricolage, fourre-tout au pire ludique, au mieux hallucinant, ce disque est tout bonnement inclassable. De la guitare espagnole, du disco, un côté seventies affirmé d'emblée dès le premier titre, du collage, du cut-up certes, mais du cut-up joyeux, rien à voir avec ceux d'un Burroughs, des extraits de musique de film (Lawrence d'Arabie) ou des dialogues de cinéma So British, du scratch, des bandes jouées à l'envers...
The Avalanches nous dépeignent un monde positif en négatif et vice versa. A la fois easy listening (idéal en musique de fond la plupart du temps) et musique intello-choc (on n'en fini pas de découvrir ces morceaux si riches tant ils sont un assemblage baroque et bizarre de dizaines de couches de sons, d'extraits, de citations, d'hommages...)...
En écoutant Since I Left You, on se dit que ça pourrait être du Fatboy Slim qui aurait réussi, du Amon Tobin empreint d'une joie de vivre estivale...
Et puis, il y a LE single, le morceaux de bravoure, tellement bon, à vrai dire, qu'il fait un peu tache dans le disque, tant il l'écrase de toute sa magnitude. Frontier Psychiatrist dont on pouvait parfois apercevoir le clip complètement décalé pour ne pas dire barré fort tard sur M6 il y a quelques années.
Alors une question demeure : A quand le prochain album ?
17:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Avalanches
04.11.2006
Celui qui devenait une rock star.
17:30 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Effexor, Solian, Coke, Ritz, Rock, Wyman
Celui qui écoutait Dilate.
Artiste : Ani Di Franco
Label : Righteous Babe Records
Année : 1996
Your music could reach milliions, the choice is up to you nous raconte Ani dans Napoleon. Pour ce qui est du choix, Ani Di Franco l'a fait, il y a bien longtemps déjà. Pour elle, pas besoin de major, de ronds de cuir à qui vendre son âme au diable et autres marchands de soupe, Star Académiciens reconvertis dans la vente de leur insipide bouillie soit disant musicale. Non, Ani est une Righteous Babe (du nom du label qu'elle a crée). Une fille droite dans ses bottes qui aime la vie, les hommes, les femmes et la musique. Embauchée de temps à autre par Prince pour jouer de la guitare (ça vous donne une idée de son excellence) elle défend ses chansons corps et âme depuis plus de quinze ans sans faillir.
Alors, on est bien d'accord, pas de single qui tue. Jamais. Nulle part. Pas de rotation lourde de clips (qui de toute façon n'existent probablement pas) sur MTV ou ailleurs, pas de show à Bercy ou au Stade de France, pas de limousine, de chauffeur rien, rien, rien... Sauf une chose, de la musique et de la bonne !
De la musique donc, du genre explicit lyrics où on entend la demoiselle crier sa rage de la société américaine, du toujours plus de fric et du toujours plus de démunis, de petits, de perdants, de laissés pour compte. Une société où il vaut mieux être wasp et riche sous peine de ne pas faire vieux os.
Oui, il y a de la rage, mais de la douceur aussi dans cet album (comme dans tous les autres de sa pléthorique production), et un jeu de guitare reconnaissable au premier coup d'oreille. Une reprise d'Amazing Grace dérangée et dérangeante, des textes ciselés pour appuyer là où ça fait mal. C'est qu'Ani Di Franco est nature, sincère, aussi honnête que sa musique, une citoyenne, vraiment, pas une allumée activiste..., qu'elle parle d'amour ou qu'elle dégomme George W. Bush en quelques vers bien sentis...
Comme dans ce poème Self Evident, 9 minutes de Protest Song, comme on n'en espérait plus depuis le milieu des années 70.
Qu'on ne s'étonne plus après ça qu'elle donne plus de 100 concerts pas an et qu'elle nous livre un peu plus d'un album en moyenne dans le même laps de temps, sans compter les live et autres collaborations. Ce n'est pas une major qui la laisserait faire ça.
En bref, Dilate, c'est une heure de joies et de peines, de bonheurs et de malheurs, une heure de musique, une heure de vie...
15:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Franco, Ani, Difranco, Dilate, Bush
03.11.2006
Celui qui achetait une peinture III.
23:30 Publié dans Art, Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art, Peinture, Miralles, Christophe
Celui qui écoutait The Contino Sessions.
Artiste : Death in Vegas
Année : 1999
Label : Concrete
Qui se cache exactement derrière les Death In Vegas, je n'en sais fichtre rien. Pas plus que j'ai la moindre idée de l'identité des deux écossais de Boards Of Canada (dont il faudra bien que je vous parle un jour). A la rigueur je pourrais vous dire qui a tué Kennedy, mais le groupe ne s'appelle pas Death in Dallas et ensuite, il faudrait que je vous liquide, ce qui ne nous ferait plaisir ni à l'un ni à l'autre n'est ce pas ?
Toujours est-il que ce disque bouillant est leur deuxième et un petit chef d'oeuvre. Il s'ouvre sur un chant funèbre Dirge et on continue à être bercé par cet étrange contine des heures après l'avoir entendu. Deux accords, un riff archi simple, la voix faussement angélique d'une femme faussement enfant, une batterie qui démarre à point nommé et tout le titre court à sa perte. Maelström apocalyptique qui augure d'une fin du monde guère réjouissante. Et pan, dans la face si j'ose dire. Le clip (disponible sur le disque) déroule des photos de gens décédés dans des accidents de voiture, des fusillades, ou tout bonnement exécutés par les autorités du vieil oncle Sam. Le tout accompagné d'articles de faits divers à peine lisibles. Encore une vidéo qui fait froid dans le dos.
Tout le reste du disque se débat dans des effets sonores dignes d'Urgence, de cockpits en état de dépressurisation avancés, de chocs termiques prêt à faire se craqueler l'épiderme du plus chafoin des éléphants. Les rythmes s'avancent masqués les mélodies se raccrochent les unes aux autres, par bribes... et pourtant, ce disque captive, envoute.
Et puis, signe que le groupe est sorti d'un underground profond pour atteindre une relative reconnaissance (Jamais Jenifer ni Lorie n'en ont entendu parler, c'est à parier), Iggy s'invite, écrit les paroles d'Aisha et pousse la chansonnette en grommelant... Comme quoi, chassez le naturel, il revient au chaos...
12:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Death, Vegas
02.11.2006
Celui qui écoutait Promise of Love.
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Titre : Promise of Love
Artiste : The American Analog Set (Amanset)
Année : 2003
Label : Labels / Tiger Style / We Love You/ Wall of Sound
Un appartement classieux en plein midtown, New York City, une dizaine de personnes dans la pièce. Epuisé par une journée de marche entre Brooklyn et Manhattan, allongé sur la moquette épaisse, je réalise soudain que mon amie EW vient d'Austin, Texas.
- By the way, would you know a band call The American Analog Set ? They're great and they come from Austin too.
- See that girl over there ? She's dating the drummer.
It's a small world.
La musique d'Amanset est à la fois Pop et Rock, ajoutons à cela qu'elle louche admirablement bien vers la musique électronique. Elle en devient donc rapidement inclassable. On pense parfois, pourtant, au meilleur de Air, mais avec une dimension beaucoup plus entraînante, de celle que le duo versaillais serait bien en peine d'atteindre (Continuous Hit Music).
Ici pas de vocoder. Quand la voix n'est pas absente, elle est discrète et soutient les compositions plus qu'elle ne les dirige (Fool Around). La puissance des morceaux vient essentiellement de la rythmique, leur subtilité de la mélodie. Comprenez, ce n'est pas une musique à riff.
Une découverte raffraichissante.
En écoute et téléchargement libre Hard to Find, extrait de l'album, sur leur site officiel.
14:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, American, Analog, Set, Amanset, Promise
Celui qui se réveillait chinois.
Certains de mes collègues sont de fins stratèges géopolitiques. La preuve par l'exemple et ces quelques épiphanies.
Monsieur A
Oui, parce que tu comprends, les américains, ils se sont fait avoir par une bande de cutters. Faut pas croire que ça pourrait pas nous arriver à nous. Mettons, un 15 août, ou un 31 décembre, eh ben couac, avec quelque chars, pendant que tout le monde est en queue de pie et noeud papillon, vlan, on se retrouverait du jour au lendemain tous russes... ou chinois... Moi si j'étais eux, c'est ce que je ferais, pendant que tout le monde a le dos tourné...
Moi (faussement crédule)
Oui, ou bien un premier janvier à 8 heures du matin, quand tout le monde a la gueule de bois.
Monsieur A
Exactement, c'est encore mieux.
Moi (tentant de négocier un retour à la dure réalité géographique)
Mais entre la Russie et nous, ou entre la Chine et nous, il y a quand même quelques kilomètres et quelques pays, ils nous tomberaient peut-être pas dessus à bras raccourcis aussi vite.
Monsieur A
Oui, mais, ils ont des bombes atomiques qui peuvent parcourir des milliers de kilomètres.
Une fois atomisé, qui se soucie, ici, d'être chinois ?
10:30 Publié dans Epiphanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Epiphanie, Chine, Chinois, Russe, Russie, Bombe
01.11.2006
Celui qui mangeait des crêpes.
Et d’abord il y a eu cette chose improbable. L’un de nos collègues fêtait son anniversaire aujourd’hui et, comme c’est un jour férié, il avait amené une bouteille de champagne à déguster hier soir, avant de partir. Et je me suis retrouvé avec toute la fine équipe dont mon boss atroce à boire une coupe. Après la journée que j’avais passé, c’était surréaliste et j’avais tout bonnement envie de lui
Cet après-midi, sortie à la FNAC avec quelques amis avant de rejoindre (peut-être) BC quelque part.
16:00 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journal Intime, Travail, Crêpe, Champagne
Celui qui écoutait Crucify.
Titre : Crucify
Artiste : Tori Amos
Année : 1992
Label : Atlantic
Alors que Kurt n'était pas encore mort, la jeune Tori qui ne se fourvoyait pas encore dans des minauderies inaudibles d'apicultrice reprenait déjà en concert avec une passion farouche le Smells Like Teen Spirit de Nirvana. Mais pas de n'importe quelle façon, loin s'en faut. Ici pas de décibels enragés, ni de jeunesse en perdition. Mais une voix, sereine posée sur des arpèges d'un piano délicat. Où de l'art de révéler la grande chanson cachée derrière le tube intergalactique.
Quand elle était petite, Tori voulait être Jimmy Page, on ne s'étonnera donc guère de la reprise de Thank You, impeccable elle aussi. Angie des Stones un rien en dessous est tout aussi audible.
Quant aux titres de la demoiselle, Crucify, son premier tube international (elle avait tout de même marqué les esprits avec une chanson comme Silent All These Years, mais surtout Me and a Gun, a cappella qui donne la chair de poule) et Winter, toute emprunte de la poésie de l'enfance, font de ce disque de 5 titres un petit bijou.
13:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Amos, Tori, Crucify, Nirvana, Stones
31.10.2006
Celui qui écoutait Kid A.
Titre : Kid A
Artiste : Radiohead
Label : Parlophone/ EMI
Année : 2000
Après avoir trusté les charts avec Ok Computer, en 1997, Radiohead aurait pu choisir de s'encrouter et de passer deux ou trois ans à pondre une suite clonesque et clownesque de leur chef d'oeuvre. Ce serait mal connaître les cinq oxfordiens. Après tout, malgré le succès intergalactique de Creep (le pendant anglais à Smells Like Teen Spirit selon certains), le groupe avait su aller de l'avant pour leur deuxième album : The Bends.
Déjà, les mélodies rock se faisaient plus subtiles, laissant traîner ça et là des pointes mélancoliques inquiétantes (Street Spirit (Fade Out), Fake Plastick Trees). Ok Computer, poussait encore plus loin ces shémas et apportait justement un contenu numérique (et électronique) à une musique analogique (guitare, basse, batterie, voix). A ce sujet, le titre le plus expérimental, Fitter Happier est un modèle du genre. D'autres titres, comme Paranoid Android, montrait un groupe au sommet pour ce qui est de bidouiller et arranger ensemble des bribes de morceaux et en faire une vraie grande chanson. Et puis, les tubes étaient là, pour ne rien gâcher : Karma Police, No Surprises...
Mais on pouvait déjà lire en filigrane que les désarrois de Tom Yorke ne se satisfairaient pas longtemps de cet état de fait musical.
Il déclarera à la sortie de Kid A qu'il n'avait eu aucune envie de faire un Karma Police 2 et que, de toute façon, le groupe n'était pas à vendre. La preuve ? Pas de single extrait de l'album. Pas de clip non plus, mais des Blimps (petites vidéos expérimentales de quelques secondes). Personne ou presque ne pu les voir puisque les chaînes de télé demandaient à être rémunérées pour les diffuser, les considérant comme des publicités.
Bref, le groupe semblait promis à un joyeux suicide commercial. Pour éviter tout piratage, l'album était envoyé aux journalistes dans un lecteur spécial impossible à ouvrir, et, comble de tout, une partie du pressage européen fut retiré de la vente dès le jour de sortie pour défaut de fabrication. Impossible de passer d'une piste à l'autre, ou alors en tombant n'importe où dans le disque, un merveilleux et incroyable cafouillage.
Et la musique dans tout ça ? Paroles sybillines, pour ne pas dire incompréhensibles. Presque pas de guitare, ou tellement détournées et trafiquées qu'elles sont méconnaissables. Beaucoup de sons synthétiques. Jonny Greenwood affectionne particulièrement (notamment sur scène) les effets loop directs et les amplificateurs et traficoteurs en tout genre. Sans compter que Tom prétend que quand Jonny fait une fausse note sur scène, il s'évertue à la reproduire pour faire croire que c'était fait exprès.
Et puis, rien qui aurait pu faire un single évident de toute façon. Du coup, quelques radios aventureuses (dont Lenoir sur Inter) nous faisaient découvrir les morceaux un peu comme ils venaient et ça faisait du bien de ne pas résumer un nouvel album à Un titre. Canal nous gratifiaient d'un mini live de deux titres à la fin de feu NPA :Idioteque et Morning Bell qui déménageait bien et on se demandait vraiment où ces gars là avaient été chercher tout ça.
Bref, Kid A est un joyeux mélange (qui a été numéro un peu partout finalement à la surprise générale et surtout à celle du groupe). C'est surtout un album à part. Plus dense que Amnesiac qui le suivra neuf mois plus tard. Sombre et riche d'envolées contrôlées mais étranges (comme la fin de National Anthem) et de choeurs qui n'en sont pas (Optimistic et Motion Picture Soundtrack et leurs ondes Martenot comme dans le générique de Star Trek). C'est un grand album comme on aimerait en écouter plus souvent.
18:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Radiohead, Kid
Celui qui voulait tout plaquer.
Parce que l'humiliation ça va un temps, parce que se faire hurler dessus parce qu'on n'est pas un lèche cul aussi, il est grand temps que je tire ma révérence. Mais où, comment, et pour quoi faire ? Envie de partir pour Londres, ou mieux, New York. Autant dire que j'ai à peine plus de chances que ça se produise que de gagner deux fois de suite à Euromillions. Bon, mes chances sont peut-être un peu plus élevées, mais tout de même.
Comment vous dire. Imaginez.
1 : Vous avez un boulot inepte. (Vous brassez du vent et beaucoup de papier mais le monde ne s'en porte pas mieux).
2 : Votre patron, si nous étions aux états-unis, aurait du prendre un avocat depuis longtemps vu que le harcèlement, ça le connait.
3 : Vous avez tellement de périodes creuses dans la journée que vous songez à écrire un livre, un blog, ou à lire tout Wikipedia pour passer le temps et avoir la sensation que vous ne perdez pas tout votre temps.
4 : Vous gagnez "trop d'argent". Non, vous n'êtes pas millionnaire, mais comparé à ce qu'on demande de vos capacités intellectuelles, on pourrait vous payer en cacahuètes. Cela aussi c'est problématique, si c'est pour trouver un truc au SMIC, ça vaut pas la peine.
5 : Vous êtes méprisé. (Et le mot est faible).
6 : Pour la première fois de votre vie, vous ressentez de la haine. (Et ça ne vous fait pas de bien).
Toute ressemblance avec des personnes ou des circonstances qui vous rappellent quelque chose de votre vie n'est peut-être pas purement fortuite.
Alors, que faire ?
17:55 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Journal Intime, Travail
Celui qui ne se mettait pas en danger.
C'est la nouvelle mode. Que vous soyez, acteur, chanteur ou écrivain, s'il y a une chose que vous devez faire pour être crédible dans votre petit milieu ou face à votre public c'est ça : Vous mettre en danger.
Il est vrai qu'à la lecture d'un livre d'Améllie Nothomb, on ne peut que craindre pour la vie de l'auteur. On sent tout de suite qu'elle a dû froler la mort dix fois (probablement en relisant ses propres inepties). Quant à l'écoute du dernier disque de Renaud, on sent tout de suite que ce sont plutôt ses tympans et les notres qu'il a mis en danger.
Alors je propose ceci : Mesdames et Messieurs les "artistes", dîtes plutôt : "J'ai cherché un certain déséquilibre dans ma vie et dans ma démarche artistique. Ainsi ce bouleversement de mes habitudes m'a permis d'être plus concentré puisque j'étais sorti du train-train qui caractérisait mes n derniers disques/livres/rôles. C'est pour ça que mon dernier navet chef d'oeuvre est si particulier.
Et si vraiment vous voulez vous mettre en danger ces jours-ci : Allez conduire un bus.
10:15 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Danger, Nothomb, Renaud, bus, Journal Intime
30.10.2006
Celui qui écoutait Reckless Burning
Titre : Reckless Burning
Artiste : Jesse Sykes & The Sweet Hereafter
Année: 2002
Label : Fargo
Dira-t-on jamais assez de bien du label Fargo ? J'en doute. Pourtant, ce label français est sans doute l'un des meilleurs du monde en ce qui concerne la nouvelle musique américaine section Americana. Comprenez musique country/blues/folk moderne américaine. Jesse Sykes est un exemple typique de ce que peut produire ce label en terme de pépite tout droit venue de l'ouest le plus sauvage et du sud le plus moite.
Des chansons lentes, calmes et envoutantes. Voilà comment on pourrait résumer ce disque. Mais on en aurait pas dit grand chose pour autant. Loin de là. On pourrait aussi essayer de rapprocher cette voix d'autres qui lui ressemblent un peu. Rickie Lee Jones pourrait passer pour sa grande soeur au niveau du timbre. Mais la musique de Jesse Sykes demeurerait tout de même un mystère. Une goutte d'eau dans la vallée de la mort.
Et puis, le 10 mai 2004, au Café de la Danse, la demoiselle est venue se produire en toute simplicité, accompagnée d'une violoniste, d'un guitariste (qui a pas mal travaillé avec Ryan Adams) et d'un batteur. La salle était presque vide. On s'asseyait carrément sur le sol au parterre. On pouvait respirer ; et plaindre tous ceux qui ne savaient pas ce qui se tramait sur cette petite scène de Bastille.
Et pourtant. Deux heures d'un concert à couper le souffle (avec Great Lake Swimmers en première partie tout en retenue et surtout en timidité). Un groupe en place et qui s'amuse, Jesse qui se détend et parle au public, raconte des histoires, reprend du Hank Williams... Les titres de son premier et de son deuxième album se mêlent joyeusement sans qu'on sache vraiment dire lesquels sont lesquels tant ces deux disques (Reckless Burning et Oh My Girl !) sont jumeaux, parfaits pendants l'un de l'autre. Et pourtant, leur écoute n'est jamais ennuyeuse, au contraire, elle est un voyage, une vagabonderie dans la profondeur des Etats Unis dont on a pas envie de revenir.
Alors cavalons encore un peu, allongé les yeux fermés, avec cette voix qui vous somme de partir parce que le monde vaut la peine d'être vu...
17:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Jesse, Sykes, Sweet, Hereafter, Reckless
29.10.2006
Celui qui croisait Christine Angot.
Hier après midi alors que nous sortions du Quincampe, adorable café Orientalisant de la rue Quincampoix avec EB, nous avons emprunté la rue Rambuteau. J'avais envie de lui montrer mon tableau à la Galerie.
EB est une jeune femme parfois trop douce, la trentaine, le teint pâle, les cheveux blonds. Nous sommes amis depuis cinq ou six ans mais nous nous connaissons depuis une dizaine d'années. A l'époque je courtisais sa soeur AB avec plus ou moins de succès. Aujourd'hui, ni EB ni moi n'avons vraiment de nouvelles d'elle. Les gens changent parfois en bien, parfois en moins bien, AB a carrément choisi de changer en très mal.
Comme EB et moi ne résistons pas à l'appel d'une librairie ouverte passé 19 heures, c'est tout naturellement que nous avons poussé la porte des Cahiers de Colette. Après quelques minutes à inspecter les tables et les rayonnages chacun de notre côté, j'ai soudain remarqué que l'une des libraires était en grande discussion avec une journaliste de France 2 que j'ai remarqué dans les émissions littéraires de Guillaume Durand et dont j'ai oublié le nom mais aussi avec Christine Angot.
J'avais lu l'un de ces livres il y a quelques années. Vue du Ciel, histoire insoutenable d'une petite fille violée et tuée par son agresseur qui nous raconte ce qu'a été sa vie maintenant qu'elle est devenue un ange. En 90 pages à peine je m'étais senti chaviré et nauséeux. La fin m'avait fait l'effet d'un coup à l'estomac. Et tout au long des pages je me disais que ce livre était un exercice de résistance. Pour l'auteur comme pour moi la même question avait dû se poser. "Arriverai-je au boût de ces pages si dures et si violentes ?" Avec en plus cette petite voix dans me tête, qui, mot après mot, me disait grosso modo, que je n'aurai pas les couilles de finir le livre, d'en supporter davantage.
De ce jour j'avais conçu un certain respect pour Angot, (enfin une fiction française qui bouleverse son lecteur) même si je n'ai rien lu d'autre d'elle depuis, pas prêt, sans doute, à recevoir à nouveau un tel choc.
Mais vendredi, en écoutant France Inter, l'un des chroniqueurs à repris l'un de ses textes publiés dans un journal quelques jours auparvant concernant Les Bienveillantes de Johnathan Littell. Un texte mal écrit, et, ce qui est pire, emprunt d'une évidente jalousie. Les gens changent parfois en bien, parfois en moins bien... So long Christine.
Vue du Ciel est publié aux éditions Gallimard et disponible en Folio, si vous avez le courage.
Bande son : The Divine Comedy: Timewatching
16:50 Publié dans Journal Intime, Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Journal Intime, Angot, Christine, Quincampe, Quincampoix, Littérature
Celui qui écoutait This Bar Has No One Left
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Titre : This Bar Has No One Left
Artiste : Robert Deeble
Année : 2005
Label : Fractured Discs
D'abord, il y a l'emballage. En carton bleu, plié assemblé, à la limite de l'origami. Un bel objet, quelque chose qu'on a vraiment envie d'avoir. On sent plus dans ce disque d'un label microscopique la volonté de faire plaisir à l'éventuel acheteur (et auditeur) en lui livrant un tout, un bon disque et un beau disque, plutôt que de vouloir se la jouer show off en tête de gondole. Six chansons. Une vingtaine de minutes à peine. Produites avec très peu de moyens les compositions de Deeble charment par leur simplicité, et leur manque assumé de sophistication (à l'exception de Clowned, troisième morceau du disque qui sature bien comme on aime). On pense aussi parfois à Piers Faccini (Face Down On Concrete). Les ambitions sont simples : faires de bonnes chansons, les enregistrer du mieux possible, les offrir avec grace. Ajoutez à ça une reprise de Long Long Long de George Harrison, et ces mots dans les notes minimalistes de la pochette : All sounds natural and organic, including the rain that falls at the end et vous vous direz que Portland, Oregon n'est pas seulement la patrie des Dandy Warhols (qui comptent pourtant parmi mes faussaires préférés).
En écoute sur le site officiel de Robert Deeble : In a cigarette voice
15:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Deeble, Robert, Bar, Left, Harrison
28.10.2006
Celui qui était en week end.
12:30 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Journal Intime, Travail, Boulot, Radiohead, Winner
Celui qui achetait un tableau II.
Rendez-vous fut donc pris le mercredi soir à la galerie. Mme Vitoux était là, prévenue de ma visite par son assistante, et BC avait décidé de me rejoindre. Me voir acheter ma première oeuvre d'art résonnait en elle comme la promesse d'avoir un bon souvenir pour ses vieux jours. BC aime me voir heureux, c'est une de mes meilleures amies.
Alors on a pris le temps de discuter. Des tableaux, de l'art, et de l'artiste surtout. Puis vint le moment de faire un choix. J'avais demandé à ce qu'on me réserve un tableau, certes, mais il y en avait quelques autres tout à fait dans mes prix. Des oeuvres sur papier, plus grandes, des toiles, plus petites... Mais ma décision était faite.
BC a pris des photos du tableau avec son téléphone, et puis quelques une de mois avec ce sourire jusqu'aux oreilles qui me donne l'air idiot mais pas méchant.
C'est ainsi que mercredi dernier, pour la première fois, j'ai acheté un tableau. Dès qu'il arrive chez moi, je posterai une photo sur cette page.
09:30 Publié dans Art, Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Journal Intime, Art, Peinture
27.10.2006
Celui qui écoutait Five Leaves Left.
Label : Witchseason / Hannibal / Island / Universal
Année : 1970
Nick Drake (toujours inconnu de la majorité, mais objet de culte d'une communauté sans cesse grandissante) est-il toujours le secret le mieux gardé de la grande tradition du song writing à l'anglaise ? Rien n'est moins sûr.
Zach Braff dans son premier film Garden State nous a donné le plaisir d'entendre One of these things first en dolby surround et voici déjà quelques années, Wes Anderson nous avait surpris en utilisant Fly (sans doute le meilleur titre du second album) au beau milieu de son petit chef d'oeuvre d'humour décalé : La Famille Tenenbaum. Alors Nick Drake enfin reconnu ? Force est de constater que si l'on s'aventure à prononcer le nom de Nick Drake, on obtient genéralement cette réponse : "Nick qui ?"
Certes cela pourrait être pire. Car Nick Drake est une star... comparé à Colin Blunstone.
Quoi qu'il en soit, Five leaves left, premier album parfait, d'un jeune prodige de la guitare folk, est un grand disque. Un de ceux qui murit longtemps (pendant près de dix ans dans le secret de sa chambre de Tanworth in Arden, non loin de Stratford upon Avon, ou au court de quelque voyage du côté de Montpellier).
Quarante deux minutes à peine et puis s'en va, quelques exemplaires vendus à sa sortie en 1970 sur le label Witchseason. Deux autres albums tout aussi bons et tout aussi mal vendus à leur sortie, et un destin tragique ; il n'en fallait pas plus pour faire de Nick Drake une icone. James Dean inconnu du folk anglais. Inspiration des grands noms d'aujourd'hui, Robert Smith (The Cure) et l'également très regretté Elliott Smith (aucun lien de parenté) en tête.
Way to Blue et Day is Done donnent une descendance royale à Eleanor Rigby des Beatles, Fruit Tree et River Man flirtent avec les anges et The Thoughts of Mary Jane au milieu de volutes aux fragrances herbeuses.
C'est le disque que l'on regrette de découvrir si tard, alors que notre adolescence et déjà loin et que les blessures que ces chansons auraient pu si délicatement panser restent des balafres mal refermées.
C'est le disque de l'île déserte, celui qui fait passer Jeff Buckley pour un artisan honnête et appliqué, en un mot comme en cent : it's a rare rare find...
15:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, Musiques, Nick, Drake, Five, Leaves, Left
Celui qui achetait un tableau I.
J'avais rendez-vous avec BC. Vers sept heures, après le travail, histoire d'aller boire un verre. On se retrouve devant le Zimmer, place du Chatelet. Elle arrive, armée de son vélo, souriante et l'air épuisé (comme toujours). On tergiverse (c'est une habitude) et on décide d'aller dans un pub dans le marais, non loin de la place Sainte Catherine.
Et puis, comme souvent dans la vie, le hasard s'en mêle.
Le pub n'est pas bien loin de la Galerie Pierre Marie Vitoux, une galerie que j'aime particulièrement et que je n'ai découverte que récemment. Alors, forcément, on fait un détour. Le rideaux est fermé mais l'intérieur est éclairé et on s'attarde devant les toiles de Christophe Miralles que je ne connaissais pas. (Les photos ne rendent hélas aucunement justice aux oeuvres).
Je pourrais vous ennuyer avec plein de références mais, pour une fois, je vous en ferai grâce. Alors que nous allions partir, une grande femme blonde apparaît et nous fait un signe. Voulez-vous entrer ? Elle ouvre le rideau, on entre, on s'émerveille, on discute, on va au sous-sol, et une nouvelle fois je dis à BC que le jour où j'aurai de l'argent, je collectionnerai de l'art, parce qu'au fond, il n'y a que ça qui reste.
On remonte. Une petite toile m'a tapé dans l'oeil. Deux personnages dont l'un semble dire quelque chose à l'oreille d'un autre, ou peut-être lui plante-t-il un couteau dans le dos. Allez savoir. Je regarde le prix, pour rire, je l'estime dans ma tête à au moins 2000 euros. Raté. 800 ! Ca me fait réfléchir. Mais elle est vendue. Evidemment, à ce prix là. On discute encore avec l'assistante de Mme Vitoux, elle me montre d'autres petits formats, une autre toile à 800, qui me plait encore d'avantage. Elle m'offre un catalogue, elle s'enthousiasme de mon propre enthousiasme. Je me sens comme un gosse qui va goûter le meilleur des gâteaux à la crème. Elle baisse à 750, payable en deux fois. Je demande à réfléchir, je repasserai le lendemain.
C'était mardi soir. La suite, demain.
12:50 Publié dans Art, Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Journal Intime, Art, Peinture
Celui qui ouvrait un nouveau blog.
Non, le monde n'a pas besoin d'un nouveau blog.
Non, ma vie ne dépend pas d'un besoin frénétique d'écrire.
Non, raconter ma vie, ce n'est pas (toute) ma vie.
Non, je ne sais pas encore ce que je vais faire avec cet espace.
Et alors ?
Et alors ?
Et alors ?
Eh bien, on verra.
12:25 Publié dans Journal Intime | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog, Journal Intime










